[♪]Envie de vous dire que cette chanson m'affecte tout particulièrement, car... elle me correspond. Pourquoi je reste alors que son seul désir est que je m'en aille?
Je reste sûrement car j'ai une peur atroce de la solitude.
Me retrouver non accompagné, non aimé est vraiment la pire chose qui soit pour moi.
Je n'ai plus de raison d'exister, je ne vis pas pour moi, mais pour les autres.
Triste conception d'une existance, certes, mais que voulez-vous.
Pourquoi mon caractère me confronte forcément à leurs conventions?
J'en veux toujours plus, encore, pour combler un manque dont je ne connais pas la cause.
Je cherche par tous les moyens à me voir différente et ressortir du lot.
Ca les agace, eux et leurs conventions, et je ne le comprend pas.
Peut-être suis-je trop exigente face à leurs devoirs, ou à mon mal-être.
Pourquoi je n'écoute pas les conseils si précieux des autres?
Je n'écoute personne par le fait de me rassurer, que je peux vivre sans les autres.
Je pense pouvoir tout apprendre de la vie sans eux, en faisant mes propres erreurs.
Faux, je tombe encore dans le panneau, je veux me croire invicible, comme si rien ne pouvait m'atteindre.
Et si je descendais un peu ma fierté et que j'écoutais pour mieux avancer, ça marcherait peut-être.
Pourquoi je me rend malheureuse au lieu de me détacher de ce fardeau?
J'ai posé la question et me suis dit que je souffrirai davantage sans ce fardeau, alors je le garde.
Je l'ai tellement attendu, tellement désiré, le posséder est un bonheur qui me fait respirer.
Ne plus rien vivre, ne plus rien partager même si ce n'est plus que minime, me tuerai.
Attaché à l'inattachable, je crois bien que c'est l'expression qui convient.
Pourquoi je suis là à vous parler des foutues questions qui m'assoment?
Je ne sais pas. Une question qui reste bloquée dans mon esprit et dans ma pure reflexion.
Mais si vous saviez à quel point cela me soulage, je vide un poid qui m'opresse durant la journée.
Je n'ai jamais aimé me confier, mais là, c'est bien différent, je ne vois pas ceux qui lient.
Le changement me colle à la peau, tout comme son odeur et pourtant me détruit à chaque quart d'heure.